Histoires vraies N°139 – Petites histoires insolites et inspirantes (Part 15)

Note : voici quelques histoires que j’ai rassemblées pour votre inspiration personnelle. Certaines de ces histoires, vous les retrouverez écrits dans mes anciens blogs. Elles sont des histoires vécues, et qui pourraient vous arriver personnellement. La vie est pleine de mystères et de surprises, n’est-ce pas ? Et nous avons chacun des choses insolites qui nous sont arrivées… ! Bonne lecture !
_______________________________________________
Petites histoires insolites et inspirantes (Part 15)
Des plumes dans le vent
Dans un petit village allemand, une femme en désaccord avec son pasteur se fâcha et se mit à propager des calomnies à son sujet dans toute la ville. Un jour, accablée par le remords, elle alla lui demander pardon.
« Et s’il vous plaît, pasteur, dites-moi comment je peux réparer mes torts »
Le pasteur soupira : « Prenez un oreiller et venez avec moi en haut du beffroi » Arrivés là-haut, il lui demanda de déchirer l’oreiller et de le secouer dans l’air. Le vent transporta rapidement toutes les plumes ici et là, sur les toits, dans les parcs, les jardins, et même jusqu’à l’autoroute. Ensuite il sourit d’un air triste et lui dit : « Maintenant, pour que vous réalisiez bien tout le tort que vous m’avez fait à cause de vos commérages, je vous demande de bien vouloir aller ramasser toutes vos plumes »
« Mais c’est impossible ! » s’écria-t-elle. « Le vent les a toutes emportées ! »
« C’est exactement la même chose pour vos paroles » rétorqua le pasteur, « même si je vous ai pardonné, n’oubliez pas que vous ne pourrez jamais réparer les dégâts causés par votre médisance »
Une fois que les plumes des commérages sont éparpillées par le vent, il est impossible de toutes les récupérer. Le tort est fait et la cicatrice restera.
Comme un incendie, les ragots peuvent se propager rapidement et atteindre beaucoup de gens en peu de temps, que ces rumeurs soient vraies ou non.
Définition de commérage : Rumeur ou discussion d’une nature intime, d’ordre personnel et sensationnel. Bavardage malveillant, divulgué par une personne qui a l’habitude de diffuser des rumeurs ou des faits d’ordre intime et privé.
_________________________________________________
Un homme, son fils et l’âne !
Vous arrive-t-il parfois de vous sentir découragé devant l’incompréhension de ceux qui vous entourent ? Vous essayez de votre mieux de faire les bonnes choses, mais peu importe ce que vous essayez de faire, il semble que votre mieux ne plaise jamais assez ! Voici une simple histoire avec une grande leçon à l’intérieur :
Dans les montagnes du Mexique, vivait un homme appelé Pablo. Pablo était pauvre et il devait travailler dur dans sa petite ferme pour gagner sa vie. Pendant de longs mois, il avait économisé tout ce qu’il pouvait, et maintenant, il avait assez d’argent pour acheter un âne qui l’aiderait à tirer la charrue et transporter de lourdes charges.
Par une chaude journée de printemps, il partit sur la route poussiéreuse avec son fils Juan, pour acheter un âne au village. Leur choix s’arrêta finalement sur un âne gris qui semblait robuste, docile  et en parfaite santé.
Pablo et Juan avaient maintenant une longue route à faire pour rentrer chez eux avant la nuit, et ils décidèrent de prendre le chemin du retour pendant que le soleil était encore haut.
« Papa, est-ce que je peux monter l’âne ? » demanda Juan. « Bien sûr » répondit le père en aidant le jeune garçon à s’asseoir sur l’âne, « en fait un bon âne devrait pouvoir nous porter tous les deux ! » Et en disant cela, il s’assit sur l’âne avec son fils.
Tout allait bien, quand soudain, après quelques centaines de mètres, des villageois les prirent à partie en disant avec colère : « Quelle honte ! Comme c’est cruel de la part de cet homme de s’asseoir avec son fils sur ce pauvre âne ! De telles choses ne devraient pas exister ! »
Le papa de Juan fut blessé et embarrassé, mais il voulait savoir si l’âne était capable de faire le travail pénible de la ferme. Alors il dit à Juan : « Veux-tu descendre de l’âne et le conduire, parce que je veux voir si cet âne sera assez fort pour porter de lourdes charges »
Mais bientôt ils passèrent devant les femmes qui lavaient leur linge. Tout à coup, une femme arrêta son travail pour les regarder et dit d’une voix chargée de reproches : « Oh que vous êtes dur de laisser marcher votre petit garçon sous le soleil ! » Toutes les femmes s’arrêtèrent pour les regarder. Pablo descendit de l’âne et y fit monter Juan. Juan avait perdu sa joie ; apparemment, ils ne pouvaient rien faire de bien pour satisfaire les gens !
Peu de temps après, ils croisèrent un groupe d’écolier conduit par une femme à l’air sévère. Soudain, elle s’arrêta et dit de façon à ce que tout le monde puisse l’entendre : « Regardez comme ce gamin est cruel de laisser marcher son pauvre vieux père ! »
Cette fois-ci, ce fut au tour de Juan d’être blessé, il descendit rapidement de l’âne et marcha sagement à côté. Juan et son père n’osaient plus lever les yeux. Ils voulaient juste rentrer chez eux le plus vite possible !
Un peu plus loin, des hommes se mirent à rire aux éclats en les voyants passés. Ils portaient de lourds quartiers de viande suspendus à une barre de bois longue et solide qu’ils tenaient entre eux sur l’épaule.
« Regarde comme ils sont ridicules, dit le premier, ils ont un âne, mais ils marchent tous les deux à pied ! » Le second cria à Pablo pour se moquer : « Tant qu’à faire, pour éviter de fatiguer votre âne, vous devriez le porter ! » Et ils éclatèrent de rire.
Juan n’avait jamais vu son père en colère, mais cette fois-ci, c’était trop. Le papa de Juan se dirigea vers les hommes qui cessèrent de rire. L’un d’entre eux tenait encore dans les mains la perche avec  laquelle ils venaient de porter la viande, et Pablo la lui arracha des mains. « Quelle bonne idée ! » dit-il, « on dirait qu’il y a toujours des gens pour critiquer et se plaindre, peu importe ce qu’on fait pour leur plaire ! Alors je vais devoir apprendre à porter mon âne si je veux vivre ma vie en suivant l’opinion des autres ! »
Là-dessus, il attacha l’âne à la perche, et à l’étonnement général, avec l’aide de Juan, il porta l’âne jusqu’à la sortie du village. Puis il déposa l’âne et le détacha. Alors ils se mirent à rire des gens du village qui les regardaient interloquer.
Pablo donna une tape sur le dos de Juan, gratta les oreilles de l’âne, et ensemble, ils reprirent joyeusement le chemin de la maison.
_________________________________________________
Prix de l’Amour
Un agriculteur avait des chiots qu’il avait besoin de vendre.
Il a peint un panneau annonçant les 4 chiots et le cloua à un poteau sur  le côté de sa cour.
Comme il plantait le dernier clou dans le poteau, il sentit un tirage sur sa salopette.
Il tomba dans les yeux d’un petit garçon.
  – Monsieur, dit-il, je veux acheter un de vos chiots.
  – Eh bien, dit le fermier, en frottant la sueur à l’arrière de son cou, ces chiots viennent des parents très racés et coûtent beaucoup d’argent.
Le garçon baissa la tête un moment. Ensuite, fouillant profondément dans sa poche, il sortit une poignée de monnaie et la tendit à l’agriculteur.
  – J’ai trente-neuf cents. Est- ce suffisant pour jeter un œil ?
  – Bien sûr dit le fermier et il laissa échapper un sifflement.
  – Ici, Dolly!
Venant de la niche et descendant la rampe, Dolly courut, suivie par quatre petites boules de fourrure.
Le petit garçon pressa son visage contre le grillage. Ses yeux dansaient  de joie. Comme les chiens arrivaient à la clôture, le petit garçon remarqua quelque chose d’autre qui remuait à l’intérieur de la niche.
Lentement, une autre petite boule apparut, nettement plus petite. En bas de la rampe, elle glissa. Ensuite, de manière un peu maladroite, le petit chiot rejoint les autres, faisant de son mieux pour ne pas tomber.
  – Je veux celui-là, dit le petit garçon, pointant l’avorton.
L’agriculteur s’agenouilla à côté du garçon et lui dit :
  – Mon enfant, tu ne veux pas ce chiot. Il ne sera jamais capable de courir et de jouer avec    toi comme ces autres chiens le feraient.
Le petit garçon recula de la clôture, se baissa et commença à rouler une jambière de son pantalon.
Ce faisant, il révéla une attelle en acier des deux côtés de la jambe, fixée sur une chaussure spécialement conçue …
En regardant en l’air vers l’agriculteur, il dit :
 – Vous voyez, monsieur,  je ne cours pas très bien moi-même, et il aura besoin de quelqu’un qui le  comprenne.
Avec des larmes dans les yeux, l’agriculteur se baissa et ramassa le petit chiot.
Le tenant délicatement,  il le tendit au petit garçon.
Combien? demanda le petit garçon … Rien, répondit le paysan… il n’y a pas de prix pour l’amour…
Le monde est plein de gens qui ont besoin de quelqu’un qui les comprenne !
 
Combien évaluons-nous l’amour dans notre vie ?
Mère Térésa a dit :
« Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux ! »
Cette belle histoire illustre ce principe !
_________________________________________________
Les Biscuits
Une nuit, une femme attend son vol de nuit à l’aéroport pour rentrer chez elle. Sachant qu’elle a plusieurs heures devant elle, elle achète un livre pour lire, un paquet de biscuits et s’installe confortablement dans un café de l’aéroport en attendant l’arrivée de son avion.
Très prise par son livre, sans interrompre sa lecture, elle s’aperçoit qu’un homme assis près d’elle commence tout naturellement à piocher un ou deux biscuits dans son paquet. Elle préfère ignorer le sans-gêne de cet inconnu pour éviter une scène.
En grignotant ses biscuits tout en jetant un œil à sa montre de temps en temps, elle s’aperçoit que son paquet de biscuits diminue au fur et à mesure que ce voleur se sert.
De plus en plus irritée par les mauvaises manières de cet homme, elle se met à penser que si elle n’avait pas de retenue, elle se ferait un plaisir de lui mettre un œil au beurre noir.
Pour chaque biscuit qu’elle pioche dans le sachet, lui de son côté  s’en sert un aussi.
Au dernier biscuit, elle se demande ce que ce rustre va faire.
D’un sourire un peu gêné, après avoir coupé le biscuit en deux, il lui propose avec gentillesse l’autre moitié.
Il m’offre la moitié pendant que lui-même mange l’autre?!
De mauvaise humeur elle attrape le morceau de biscuit en pensant:
« Cet homme manque pas de culot,  il a tellement de mauvaises manières, il ne sait même pas dire merci ! »
Elle a du mal à se rappeler la dernière fois qu’elle a été aussi remontée contre quelqu’un.
Avec soulagement, elle entend que son avion est arrivé et que les passagers sont attendus à la porte d’embarquement.
Pressée de quitter la table, elle rassemble avec empressement ses affaires refusant même de jeter un regard vers ce malotru.
Une fois montée à bord de son avion et installée confortablement dans son siège, elle cherche le livre qu’elle a acheté et qu’elle voudrait  bien finir de lire.
En ouvrant son sac de voyage, avec stupéfaction, elle découvre le sachet de biscuits qu’elle a acheté à l’aéroport quelques heures auparavant.
Honteuse de sa conduite, elle se dit: « Si mon sachet de biscuits est ici, cela veut dire que l’autre appartenait à cet  homme et qu’il essayait de les partager avec moi ! »
Trop tard pour s’excuser, elle s’aperçoit que c’est elle qui a manqué de bonnes manières dans cette histoire.
Combien de fois avons-nous pensé que certaines choses sont d’une certaine façon alors qu’elles sont autrement, parfois même complètement à l’inverse. Alors… « Gardez votre esprit et votre cœur ouvert, il se peut que vous mangiez les biscuits de quelqu’un d’autre ! »
_________________________________________________
« La maladie n’a jamais atteint mon cœur ! »
Catherine Bevis raconte que parmi les étudiants d’un collège bien connu, il y avait un jeune homme qui se déplaçait avec des béquilles. Il avait le talent exceptionnel d’être  amical et optimiste et grâce à cela avait gagné le respect de ses camarades de classe. Un jour, l’un d’entre eux lui demanda ce qui avait causé ses déformations. « Paralysie infantile » répondit-il brièvement, ne souhaitant pas s’étendre sur ses difficultés. « Avec une malchance pareille, comment peux-tu affronter la vie aussi joyeusement ? » demanda son copain. « Oh tu sais, répliqua le jeune handicapé en souriant, la maladie n’a jamais atteint mon cœur ! »


Thursday January 01, 1970

La photo dans le cadre
Une femme mourante, atteinte du sida, a demandé à un de ses amis qui était chrétien, de venir la voir pour la réconforter, bien que cela semblât sans espoir.
« Je suis perdu » dit-elle. « J’ai ruiné ma vie et de tous ceux qui m’entouraient. Je vais aller en enfer. Il n’y a plus d’espoir pour moi »
Son ami, alors, voit une photo d’une jolie fille, dans un cadre, posait sur sa table de nuit et lui demande :
« Qui est cette jolie fille sur cette photo ? »
Le visage de la femme s’éclaircit  et lui répond :
« C’est ma fille, la plus belle chose de ma vie »
Alors, l’homme lui répond : « Est-ce que vous l’aideriez si elle avait des problèmes, peu importe combien d’erreurs, elle a fait ? Est-ce que vous lui pardonneriez, si elle vous le demandait ? »
« Bien sûr, pourquoi lui refuserais-je ? » La femme s’exclame « Pourquoi me demander une question
comme cela ? »
« Parce que, je veux que vous compreniez une chose très importante » lui explique son ami,
« Dieu a une photo de vous sur sa table de nuit aussi »
(Contribution de Marty Watson)
_________________________________________________
Vous êtes important
Un jour, alors que j’étais en classe de première, je me suis rendu dans une salle de cours pour y attendre l’un de mes amis. Au moment même où j’entrais, je suis tombé sur le professeur, Monsieur Washington, qui me demanda d’aller faire un exercice au tableau noir. Je lui fis remarquer que cela n’était pas possible.
― Et pourquoi pas ? S’enquit-il.
― Parce que je n’appartiens pas à votre classe.
― Ce n’est pas grave. Allez-y quand même.
― Je… je ne peux pas, fis-je.
― Et pour quelle bonne raison ? reprit-il.
Je marquai une pause, embarrassé.
― C’est que… je fais partie de la classe des… « retardés »
Il quitta son bureau et me regarda droit dans les yeux :
― Ne répétez jamais une chose pareille.
N’acceptez jamais comme un fait établi l’opinion que quelqu’un se fait de vous.
Je ressentis à cet instant une grande libération. D’un côté, j’étais humilié parce que les élèves se moquaient de moi ; ils savaient que je suivais le cours spécial. Mais de l’autre, j’étais libéré, car cette remarque m’avait ouvert les yeux : je réalisai soudain que rien ne m’obligeait à accepter le jugement qu’on portait sur moi.
Et c’est ainsi que monsieur Washington devint mon mentor. À cette époque, j’avais déjà essuyé deux échecs scolaires. Dès la septième, on m’avait placé dans le « cours spécial » avant de me remettre en huitième. Et puis en quatrième, à nouveau, j’avais dû redoubler. C’est dire combien ce monsieur Washington transforma mon existence.
Je dis souvent qu’il opérait dans la ligne de Goethe, lequel écrivait : « Considère l’homme tel qu’il est, et il ne fera qu’empirer. Mais considère-le comme étant ce qu’il pourrait être, et alors il deviendra ce qu’il devrait être »
Monsieur Washington était persuadé qu’il faut viser haut et se montrer exigeant. Cet homme faisait sentir à ses étudiants qu’il attendait beaucoup de leur part, et nous nous efforcions ― tous les étudiants sans exception― de répondre à son attente.
Vous êtes important (2ème partie)
Un jour, alors que j’étais encore en première, j’entendis son discours de fin d’année à ses élèves de terminale qui venaient de réussir leurs examens. Il leur disait entre autre :
― Vous avez en vous quelque chose de grand, quelque chose d’unique. N’y aurait-il qu’un seul parmi vous à entrevoir ce qu’il est vraiment, ce qu’il doit apporter à cette planète et ce qu’il a de spécial, le monde et l’histoire en seraient à tout jamais changés. Vous pouvez faire la fierté de vos parents, de votre école, de votre communauté. Vous pouvez influencer la vie de millions de gens.
Il s’adressait aux élèves de terminale, mais on aurait dit que c’était à moi qu’il parlait. Je me rappelle que tout le monde se leva pour lui faire une ovation enthousiaste. Après quoi je le rattrapai sur le parking pour l’interpeller :
― M. Washington, vous vous souvenez de moi ? J’étais dans l’auditorium quand vous parliez aux terminales.
― Qu’est-ce que vous faisiez là ? Vous êtes en première.
― Je sais bien. Mais j’ai entendu votre voix à travers les portes. Ce discours, c’était pour moi, monsieur. Vous leur avez dit qu’ils avaient en eux quelque chose de grand, d’unique. Mais j’étais là moi aussi. Y a-t-il en moi quelque chose de grand, monsieur ?
― Oui, monsieur Brown, me répondit-il.
― Mais alors pourquoi est-ce que j’ai échoué en anglais, en maths et en histoire, et que je vais devoir suivre des cours d’été ? Qu’est-ce que vous dites de tout ça, monsieur ? Je suis plus lent que les autres. Je ne suis pas aussi brillant que mon frère, ou que ma sœur qui va entrer à l’Université de Miami.
― Peut importe. Il vous suffira de travailler plus dur. Ce ne sont pas les diplômes qui décident de ce que vous êtes, ni de ce que vous accomplirez dans votre vie.
― Je veux acheter une maison à ma mère.
― C’est possible, M. Brown. Vous pouvez y arriver.
Sur ce, il reprit sa marche.
― M. Washington ?
― Qu’est-ce que vous voulez encore ?
― Euh… c’est de moi que vous parliez, monsieur. Rappelez-vous de moi, de mon nom. Un de ces jours vous l’entendrez. Je vous rendrai fier, monsieur.
L’école fut pour moi un véritable calvaire. On me faisait passer en classe supérieure parce que, après tout, je n’étais pas un mauvais élément. J’étais un bon garçon. J’étais drôle, je faisais rire mon monde. J’étais poli, j’étais respectueux. Alors les profs me laissaient passer, ce qui n’était pas à mon avantage. Mais M. Washington, lui, se montra exigeant à mon égard. Il me mit en face de mes responsabilités et sut me convaincre que j’étais capable d’y arriver.
Il devint mon professeur en terminale. Normalement, les élèves des « classes spéciales » ne sont pas admis aux cours d’expression orale et d’art dramatique, mais le principal m’avait accordé une dérogation. En effet, comme j’avais commencé à faire de réels progrès, il avait réalisé que M. Washington avait eu un impact sur moi et qu’il existait une sorte de lien entre nous. Pour la première fois de ma vie, j’avais figuré au palmarès. En plus, grâce à ces bonnes notes, je pus réaliser mon rêve, qui était de participer à un voyage d’études avec la classe d’art dramatique. Pour moi, c’était un pur miracle.
Je me construisis une toute nouvelle image de moi-même. Monsieur Washington me fit dépasser la vision étriquée que j’avais de ma personne en me libérant de mes limites mentales et des circonstances. _________________________________________________
Le pardon de Léonard de Vinci
Pendant qu’il travaillait à son chef-d’œuvre : « La Dernière Cène », Léonard de Vinci eut une prise de bec avec un passant et, dans son emportement, l’invectiva d’injures. Puis il retourna à ses pinceaux et se remit à la tâche : il devait peindre le visage de Jésus.
Mais rien n’allait plus. Impossible de donner un seul coup de pinceau, car il était encore sous le coup de la colère. Finalement, laissant là tout son matériel, il rattrapa l’homme qu’il avait offensé et lui demanda pardon. Celui-ci accepta ses excuses. Alors Léonard retourna à sa fresque et acheva de peindre le visage de Jésus.
Il est difficile de rester en colère lorsqu’on contemple le visage de Jésus-Christ. C’est quand on perd de vue Jésus que l’on s’accroche à sa colère et à ses ressentiments.
Il faut la grâce surnaturelle de Dieu pour pardonner, et pour laisser Dieu nous guérir quand on a été blessé. Notre nature humaine, qui veut toujours contrôler les choses, nous pousse à vouloir punir la personne qui nous a causé du tort, ou, du moins, à lui faire sentir qu’elle nous a offensés. Mais Jésus nous apprend à prier ainsi : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » Le fait est que, sans Son aide, nous ne sommes même pas capables de prier cette prière.
Toutefois, Dieu peut nous donner la grâce, non seulement de pardonner, mais d’oublier. Avec Son aide, nous pouvons laisser passer les choses, les laisser tomber, les reléguer dans le passé, sans plus jamais aller les rechercher. Il s’agit là d’un amour divin, surnaturel, un amour qui dépasse l’entendement, un amour que seul le Christ peut nous accorder.
_________________________________________________
La femme et le mendiant
Une belle histoire…Le juste retour des choses !
Un jour, une femme  aperçoit un mendiant, assis sur un trottoir, dans la rue …
Elle s’est approchée de lui et comme le pauvre est déjà habitué à être humilié par tous, il l’a ignorée …
Un policier, observant la scène, s’est approché :
– Il vous importune Madame ?
Elle a répondu :
– D’aucune façon, j’essaye de l’emmener jusqu’à ce restaurant, parce que je vois qu’il a faim et il n’a même plus la force de se lever. Vous Monsieur le policier,  m’aideriez-vous à l’emmener jusqu’ au restaurant à côté ?
Rapidement, le policier a aidé le pauvre homme, même comme ça, il ne voulait pas croire que cela pouvait arriver !
En arrivant au restaurant, le serveur qui est allé les accueillir, dit, sans aucune délicatesse :
– Excuser moi Madame, mais il ne peut pas rester ici. Il va faire peur à mes clients !
La femme vexée, a soulevé les yeux et dit :
– Vous savez que l’énorme entreprise là en face, trois fois par semaine, leurs directeurs viennent ici avec des clients, et qu’ils viennent aussi pour faire des réunions dans ce restaurant ! Et je sais combien d’argent ils vous laissent, et c’est essentiellement ce qui fait vivre ce restaurant. Et je le sais, parce que je suis le patron de cette entreprise. Alors je peux prendre le repas ici, avec mon ami ou non ?
Le serveur a fait un signe positif de la tête, le policier qui observait la scène a été stupéfié, et le pauvre homme très ému, à ce moment précis, laissa couler une larme de ses yeux.
Quand le serveur, a reculé, l’homme a demandé :
– Merci Madame, mais je ne comprends pas ce geste de bonté.
Elle lui prit les mains et lui dit :
– Tu ne te rappelles pas de moi, Jean ?
– votre visage me dit quelque chose, a-t-il répondu timidement, mais je ne me souviens plus d’où.
Elle, les larmes aux yeux, lui dit :
– Il y a un certain temps, jeune et sans expérience, je suis arrivée dans cette ville … Sans aucun argent en poche … j’avais très faim, je me suis assise à cette place où je vous ai trouvé, car j’avais un entretien d’embauche dans cette entreprise, qui aujourd’hui est la mienne …
Quand un homme, s’est approché de moi, avec un regard généreux. Tu te rappelles maintenant Jean ?
En larmes, il affirma que oui.
– À ce moment-là, vous travailliez ici même, dans ce restaurant. Ce jour-là, j’ai fait le meilleur repas de ma vie, parce que j’étais très affamée et quasiment sans forces. Chaque minute, je vous regardais, parce que j’avais peur de vous nuire, parce que j’étais là à manger gratuitement.  Quand j’ai vu que vous preniez de l’argent de votre poche et que vous le mettiez dans la caisse du restaurant, j’ai été bouleversée … Et j’espérais qu’un jour je pourrais vous rendre la pareille. J’ai mangé et puis je suis allée avec plus de confiance,  à mon entretien.
À ce moment-là, l’entreprise était toute petite … j’ai été acceptée à l’entretien, je me suis spécialisée, j’ai gagné beaucoup d’argent, puis j’ai fini par acheter quelques actions de l’entreprise, et finalement, j’en suis devenue la patronne … J’ai fait de l’entreprise ce qu’elle est aujourd’hui.
J’ai vous ai recherché, mais je n’ai jamais réussi à vous retrouver … Jusqu’à aujourd’hui, et je vous vois dans cette situation. A partir d’aujourd’hui, vous ne dormirez plus dans la rue Jean ! Vous venez avec moi, chez moi … Demain, nous vous achèterons de nouveaux vêtements et vous travaillerez avec moi !
Ils se sont pris dans les bras,  en pleurs.
Le policier, le serveur et les autres personnes, qui ont vu la scène, ont été ébahies en raison de la grande leçon de vie, dont ils venaient d’être témoins.
_________________________________________________
« Une fin heureuse dépend où vous avez arrêté votre histoire »
(Orson Wells)   
 


Thursday January 01, 1970