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Retour En Arrière Sur Le Scandale Politique Du Watergate


Thursday January 01, 1970

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Le scandale du Watergate est une affaire d’espionnage politique qui aboutit, en 1974, à la démission de Richard Nixon, alors président des États-Unis.
L’affaire aux multiples ramifications commence en 1972 avec l’arrestation, à l’intérieur de l’immeuble du Watergate, de cambrioleurs dans les locaux du Parti démocrate à Washington.
Les investigations menées par des journalistes et une longue enquête du Sénat américain finiront par lever le voile sur des pratiques illégales de grande ampleur au sein même de l’administration présidentielle…( Les Républicains…)
Bien que le cambriolage semble avoir été mené par d’anciens employés de la Maison-Blanche, l’affaire ne fait, dans un premier temps, que très peu de bruit. En apparence, l’enquête du FBI ne va pas loin.


Thursday January 01, 1970

Cependant, deux journalistes du Washington Post, aidés par un mystérieux informateur surnommé Deep Throat (« gorge profonde »), publient de nombreuses révélations, en particulier sur les liens des cambrioleurs avec la Présidence et sur les financements irréguliers de la campagne de Richard Nixon.
Ce dernier est néanmoins confortablement réélu en novembre 1972. L’année suivante, l’obstination du juge John Sirica et la mise en place d’une commission d’enquête sénatoriale resserrent de plus en plus l’étau autour des collaborateurs du Président.
Une série de révélations portant sur des cas d’obstruction à la justice et d’abus de pouvoir mènent à des inculpations. Le public américain s’intéresse davantage à l’affaire avec la retransmission à la télévision des auditions du Sénat sur le Watergate.
Lorsque l’existence d’un système d’écoute dans la Maison-Blanche est rendue publique, un bras de fer s’engage entre Nixon et les enquêteurs à propos de la restitution des bandes magnétiques des enregistrements.
L’implication du Président se précise…. Quand le Congrès en vient à engager la procédure d’impeachment, visant à la destitution du chef de l’État, Nixon se résout à démissionner.
Le suffixe -gate est depuis lors entré dans la culture populaire, étant accolé à la dénomination de toute forme d’affaire d’État ou de scandale d’ampleur.
Déroulement…
Une affaire presque étouffée…
Le cambriolage avorté…
Le scandale du Watergate commence lorsque, dans la nuit du 17 juin 1972, cinq « cambrioleurs » dont trois Cubains (Virgilio González, Eugenio Martínez (en), Bernard Barker, Frank Sturgis et James McCord), repérés par un agent de sécurité, sont arrêtés par la police dans l’immeuble du Watergate, au siège du Parti démocrate20.
Washington étant un district fédéral, cette affaire est sous la juridiction du FBI. Les hommes arrêtés transportaient du matériel d’écoute ; ils ressemblent plus à des agents secrets qu’à des cambrioleurs.
Sur des carnets d’adresses retrouvés en leur possession, on trouve des documents impliquant un certain Howard Hunt et des numéros de téléphone de la Maison-Blanche21.
L’un des cambrioleurs , James McCord, attire particulièrement l’attention : c’est un colonel réserviste de l’armée de l’Air, un ancien du FBI et de la CIA, et surtout un membre du Comité pour la réélection du Président  (CRP) 22.
Le 20 juin, Larry O’Brien, président du Comité national démocrate annonce lors d’une conférence de presse qu’une action en justice est engagée contre le CRP pour violation de domicile et violation de droits civiques.
Il affirme que les cambrioleurs ont des liens avec des hauts-fonctionnaires de la Maison-Blanche23.
Un grand jury fédéral est chargé d’instruire cette affaire. L’enquête dévoile que les activités de l’un des cambrioleurs sont liées à des opérations de blanchiment d’argent par une filiale cubano-mexicaine menant au financement du CRP.
Cependant, le directeur du FBI par intérim, Patrick Gray, décide de ne pas pousser plus loin cette partie de l’enquête24. John Mitchell, ancien attorney general et président du CRP (démissionnaire le 30 juin) ainsi que son assistant Jeb Magruder sont interrogés par les enquêteurs, de même que Gordon Liddy, un ancien agent du FBI, membre du CRP, lié à l’équipe des cambrioleurs.
Il s’avère que Liddy et Hunt ont tous deux travaillé auparavant pour la Maison-Blanche sous l’administration Nixon25.
Quant à Mitchell, il est préoccupé par sa femme Martha, qui, quelque peu perturbée, s’est répandue en propos confus à une journaliste de l’agence de presse UPI sur des activités illégales de membres de la présidence, mais ses propos ne sont pas pris au sérieux, mis sur le compte d’une hystérie et d’un problème d’alcoolisme26.
Le 22 juin, lors d’une conférence de presse, le président Nixon évoque pour la première fois l’affaire en déclarant : « La Maison-Blanche n’est impliquée en aucune manière dans cet incident-là » (« The White House had no involvement whatever in this particular incident »)27.
Fin août, il signale qu’une enquête interne menée par John Dean, conseiller juridique du président a démontré qu’aucun employé de la Maison-Blanche n’est impliqué dans la tentative de cambriolage, mais cette déclaration, comme la précédente, est une invention mensongère28.
Bien que le Parti démocrate essaie d’en faire un argument de campagne, l’affaire intéresse très peu l’opinion publique pendant les mois qui suivent, et seuls quelques journaux en font le compte-rendu.
Lors de l’élection présidentielle de novembre 1972, Richard Nixon, qui se pose en homme d’État au-dessus de la mêlée et sur le point de conclure la paix au Viêt Nam, remporte contre le démocrate George McGovern la deuxième plus écrasante victoire électorale de toute l’histoire des États-Unis, remportant 47 millions de voix contre 2929.


Thursday January 01, 1970

Source :  Du Discours….Well I’m Not A Crook…

Toutefois, les républicains ne remportent pas les élections législatives, et les démocrates sont toujours majoritaires au Sénat et à la Chambre des représentants30.

La Démission…

Fin juillet, début août, les rumeurs les plus folles courent à Washington : le président aurait perdu la tête, il préparerait un coup d’État militaire, etc.
Nixon ne cesse de tergiverser, mais il sait pertinemment depuis le verdict de la Cour suprême que la seule alternative est la démission ou la destitution.
Le président tente jusqu’au bout d’agir comme s’il se situait au-dessus de la mêlée, en traitant le dialogue avec les Soviétiques, la crise pétrolière, le problème grandissant de l’inflation, etc.
Au fur et à mesure des révélations, des foules de plus en plus nombreuses se sont présentées devant les grilles de la Maison-Blanche ou au cours des déplacements du président, pour réclamer son départ.
Des considérations matérielles non avouées entrent aussi en ligne de compte.
En cas de destitution, il perdra les pensions et les divers privilèges accordés aux anciens présidents, et il sera exposé aux poursuites judiciaires sans possibilité de pardon125.
Après s’être farouchement défendu, Nixon préfère donc donner sa démission.
Il l’annonce par un discours télévisé le soir du 8 août. Après un discours devant le personnel de la Maison-Blanche et les journalistes, il quitte en direct la Maison-Blanche à bord d’Army One, l’hélicoptère présidentiel de l’US Army126,127.
Nixon est le seul président de l’histoire des États-Unis à avoir démissionné. Il quitte officiellement ses fonctions le 9 août 1974, une semaine après le déclenchement de la procédure d’impeachment.
Le vice-président, Gerald Ford, nommé par Nixon (et non élu) lui succède immédiatement.
Sa première action officielle, très controversée, est de gracier Richard Nixon, ce qui a pour effet de stopper toute procédure128.
Quant aux enregistrements qui ont suscité d’interminables batailles juridiques, le président Ford en donne le contrôle à Nixon, qui est le seul habilité à donner les autorisations pour leurs consultations129.
Postérité du suffixe « gate »
Cette affaire a été à ce point marquante qu’à la suite de ce scandale, les médias américains ont pris l’habitude d’utiliser le suffixe « -gate » (qui signifie « portail » en anglais) pour désigner des affaires d’État, ou d’autres scandales politico-financiers, par exemple l’Irangate (vente d’armes à l’Iran pour financer les Contras au Nicaragua)(scandale sexuel .
Cette habitude est également parvenue en France où une affaire des ventes d’armes à l’Angola a été nommée « Angolagate » (terme créé par Le Monde en janvier 2001)189.
Cette habitude sémantique s’est propagée dans des rubriques très hétéroclites, à propos d’affaires n’ayant en commun que la médiatisation du scandale. On peut également citer le Plamegate, le Coingate, le Crashgate, le Nipplegate, le Climategate, le Foreclosuregate, le Rubygate, le Cablegate, l’Antennagate ou encore le Tweetgate.
Un autre terme lexical de l’affaire du Watergate a été repris en France par Le Canard enchaîné, lorsque des agents de la DST ont tenté, en 1973, de poser des micros dans la rédaction du journal satirique. Cette affaire est passée à la postérité sous le nom de l’affaire des plombiers ou Watergaffe190.
Scandale du Watergate
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Scandale du Watergate, sur Wikimedia Commons
Amicalement De Louise
Ressemblance Vraiment Étrange Au Watergate…
Un Watergate…Servi À La Moderne…