Chronique 499 Les trois forces qui régissent le monde: l’argent, le pouvoir et le sexe.

Aujourd’hui, à la Une de la presse, nous découvrons la mort de Jeffrey Epstein, milliardaire américain qui a construit sa fortune dans la gestion financière.
Ce qui le rend célèbre aujourd’hui n’est pas sa richesse, mais la dénonciation de l’existence sulfureuse qu’il aurait menée depuis une trentaine d’années.
Jeffrey Epstein, fut inculpé début juillet pour exploitation sexuelle de dizaines de mineures, provoquant un véritable tsunami médiatique aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France.
Pourquoi un tel intérêt pour cet homme jusqu’alors largement inconnu ?
Milliardaire ayant fait fortune à Wall Street, son nom est associé à des personnalités politiques, universitaires et du monde des affaires auxquelles il aurait fait profiter de largesses pédophiles.
Aujourd’hui, les médias, sans doute réveillés en sursaut, « se disant d’investigation », se déchaînent en publiant des nouvelles plus croustillantes aujourd’hui que la veille.
L’on pourra s’étonner qu’un tel trafic d’être humain, de mineures de surcroît (donc ayant des parents ou des référents majeurs pour la majorité d’entre elles), s’étant déroulé depuis une trentaine d’années ne soit découvert qu’aujourd’hui.
Aucun parent ne s’en est douté ou n’a dénoncé le trafic, aucun collaborateur ou proche du milliardaire n’a pris parti, aucun organisme de protection de l’enfance n’a mis son nez dans le mannequinat de mineure, pourquoi ?
Les médias découvrent aujourd’hui ce que beaucoup devaient savoir depuis longtemps dans les salons.
Si on allègue des complicités à tous les niveaux, pourquoi n’y en aurait-il pas eu dans les medias ?
Rétrospectivement, l’on nous apprend que l’on « suspectait certaines choses » sans creuser plus profond.
En fin de compte, le silence était de règle, car, dans cette affaire, le silence n’était pas d’or, mais de dollars, de coup de pouce dans les affaires et d’influence politique.
Depuis la nuit des temps, les trois forces qui régissent le monde se résument en trois mots : le pouvoir, la richesse et enfin, le sexe.
Au XXIe siècle, comme il y a des millénaires, toutes les combinaisons criminelles sont alors possibles, dans cette cuisine infernale où malheureusement, des victimes innocentes sont broyées.
Le sentiment d’impunité déculpabilise des criminels et transforme des individus lambda en de lâches prédateurs.
Cette affaire en est le témoignage, mais combien d’affaires similaires, aujourd’hui cachées, mériteraient d’être dénoncées ?
 
Docteur Henri PULL


Thursday January 01, 1970